Piroplasmose, comment protéger votre chien ?

Si la piroplasmose est une maladie parasitaire répandue chez le chien, elle peut être grave et difficile à guérir. Véritable ennemi public n°1, la tique transmet ce parasite microscopique (Babesia canis) dans le système sanguin du chien lors de la morsure, entraînant une maladie qui peut s’avérer mortelle si elle n'est pas traitée à temps.
La prévention antiparasitaire constitue la meilleure protection contre la piroplasmose.

Qu’est-ce que la piroplasmose et comment protéger votre chien ?

La piroplasmose (ou babésiose) est transmise à votre chien par la morsure d’une tique. Elle peut s’avérer mortelle si elle n’est pas traitée à temps. Mais alors, comment protéger votre compagnon contre cette maladie grave ?

La Piroplasmose, qu’est-ce que c’est ?

En Europe, la piroplasmose touche de très nombreux pays avec de fortes différences régionales d’un pays à l’autre. Ainsi, en France par exemple, c’est la région Aquitaine, connue pour ses forêts de pins, qui est particulièrement concernée. Cette maladie touche également le nord et l'ouest de l'Espagne, l’Europe centrale et orientale, et les pays baltes. 

La maladie touche aussi des chiens en Angleterre. Ces contaminations sont liées à la présence de landes et de sous-bois, qui constituent l’habitat favori des tiques porteuses de la piroplasmose.

La tique élit domicile sur le chien en se trouvant un coin bien douillet entre ses poils, de préférence entre les plis de la peau ou à des endroits peu accessibles, pour entamer son repas sanguin.

Si la tique est porteuse de Babesia, parce qu’elle a été contaminée précédemment par un autre hôte, c’est au cours de son repas qu’elle injectera, via sa salive, le parasite au chien. Ce parasite va dans un premier temps pénétrer dans les globules rouges du chien où il va se multiplier. Cette multiplication provoque l'éclatement des globules rouges, libérant ainsi de nouveaux parasites (les piroplasmes) et engendrant des graves conséquences pour la santé de votre chien.

Des symptômes qui donnent l’alerte

La piroplasmose est une maladie à incubation brève, généralement de 2 à 7 jours, qui entraîne de graves conséquences pour la santé du chien et peut même engager son pronostic vital. C'est pourquoi il est important d’être attentif aux premiers symptômes afin de dépister la maladie le plus tôt possible. Le traitement de la piroplasmose est très efficace à condition d’être mis en place très rapidement. 

La maladie se déclare le plus souvent par une forte fièvre, un grand abattement et une perte de l'appétit. Ces premiers symptômes peuvent s'accompagner dans un deuxième temps d'urines anormalement foncées et de vomissements. Une anémie s'installe progressivement; on peut la soupçonner  en examinant les  babines du chien : si les gencives et le palais sont pâles, il y a de fortes chances que votre chien soit anémié. 

En quelques jours, des complications peuvent apparaître, notamment une insuffisance rénale. Des symptômes généraux qu’il faut donc détecter le plus rapidement possible, et notamment s’ils apparaissent quelques jours après une sortie en pleine nature. Au moindre doute, rendez-vous chez le vétérinaire qui affinera le diagnostic et mettra en place immédiatement un traitement adapté. Diagnostiquée précocement, la maladie se soigne bien.

Une prise en charge rapide pour renforcer l’efficacité du traitement

Seul le vétérinaire peut diagnostiquer avec certitude un cas de piroplasmose en constatant la présence de parasites lors d’une prise de sang et ainsi mettre en place un traitement adapté. Il s’agit d’administrer à votre compagnon une ou plusieurs injections d'un produit détruisant les parasites. En cas d’infestation déjà avancée, l'hospitalisation de l’animal peut être nécessaire afin de lui administrer des soins complémentaires. Mais si le chien a été pris en charge rapidement, le traitement donne généralement de très bons résultats et réduit les risques de séquelles. Cependant, un traitement pour une piroplasmose ne veut absolument pas dire que votre chien est à l’abri d’une réinfection, il vous faudra désormais redoubler de vigilance.

Si votre toutou a gardé des séquelles hépatiques ou rénales, une nouvelle infection sera plus difficile à soigner, Il est donc indispensable de faire de la prévention contre les tiques votre priorité.

La meilleure protection contre la piroplasmose : la prévention !

La meilleure façon de tenir la piroplasmose à bonne distance de votre chien reste sans doute la prévention, qui consiste à le protéger  contre les tiques et si possible à le faire vacciner. Des mesures absolument indispensables lorsque l’on habite une zone à risque ou que votre animal a l’habitude de se promener dans la nature, même si potentiellement tous les chiens peuvent un jour ou l'autre contracter la maladie.

Vacciner son chien contre la piroplasmose est le premier geste à adopter lorsque l’on vit dans une région où les tiques pullulent. Si le vaccin n’offre pas une protection complète contre la maladie, il permet cependant de diminuer les risques de contamination et de limiter la gravité des symptômes, ce qui n’est pas négligeable. La primo-vaccination devra être effectuée à l’âge de 6 mois avec ensuite un rappel 1 à 2 fois par an.

Le vaccin n’offrant pas une protection à 100 %, impossible de faire l’impasse sur un traitement préventif antiparasitaire, qui reste la formule la plus efficace pour repousser les tiques et leur lot de microorganismes responsables de maladies. Mieux vaut privilégier des produits à action répulsive, qui réduisent la possibilité que  la tique transmette ces pathogènes en empêchant le repas de sang. Certains produits comme les comprimés antiparasitaires ne sont efficaces que lorsque les tiques mordent le chien.

Enfin, l’inspection en règle du pelage de son animal de compagnie après toute promenade fait partie des bons réflexes à avoir. Les tiques adorent se nicher là où la peau est la plus fine, derrière les oreilles, autour du cou, sur le ventre ou à l’intérieur des cuisses. 

Encore une fois, plus vite la tique sera retirée – avec un crochet tire-tique – moins elle aura eu le temps de mordre et de transmettre de maladies comme la piroplasmose à son hôte.